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Écrire (et préserver sa santé mentale) quand on a des enfants en bas âge

Dernière mise à jour : 22 janv.


Tout un programme ! Et à celui ou celle qui me dira « oh, ça va, moi je n’ai pas trouvé que c’était si difficile que ça », sachez que je vous déteste admire, et que cet article ne vous intéressera probablement pas.


Pour la petite histoire, j’ai sorti mon premier roman, La fille d’encre et de lumière alors que mon fils aîné avait environ 1 an. Pas si compliqué alors, car il était terminé depuis bien longtemps. Bien sûr, il a fallu gérer les corrections, les salons et séances de dédicaces, ainsi qu’un minimum de communication (nous y reviendrons), mais c’était alors jouable.


Non, là où les choses se sont compliquées, c’est quand il a fallu sortir un petit deuxième (roman, pas enfant. Quoique). Parce qu’en plus de mon cerveau qui s’acharnait à essayer de me convaincre que je n’y arriverais jamais (façon autosabotage en bonne et due forme), il a fallu trouver du temps et de l’espace mental pour y parvenir. Or, je ne suis pas une rapide et difficile pour moi de précipiter le processus créatif.


Au milieu de tout cela, alors que j’essayais de jongler entre mon job alimentaire et ses longues heures de trajet, mon boulot de maman, la nécessité d’être un minimum présente pour mon entourage et de conserver quelques bribes de loisirs pour pas virer dingo, est venu se nicher dans mon ventre un autre genre de petit deuxième 👶.


Hypérémèse gravidique et j’en passe, autant vous dire que le projet bouquin n’avançait pas tellement et qu’il a fallu une bonne dose de motivation et quelques astuces pour parvenir au bout de ce texte !


Mes astuces

Pour commencer, il s'agit d'un partage d'expériences et non pas d'une méthode infaillible avec des conseils à suivre scrupuleusement. En aucun cas je n'ai de leçon à donner à qui que ce soit en matière de parentalité ou d'écriture. Cet article vise plutôt à relativiser, décomplexer et soutenir les autres auteurs dans la même situation.


Disclaimer #1

Il s'agit de tips qui ont fonctionné dans ma situation. Cela ne fonctionnera peut-être absolument pas pour vous mais ça ne veut pas dire que vous faites mal les choses, en aucun cas. Si vous êtes parent solo, par exemple (déjà force et honneur à vous), vos difficultés sont certainement plus grandes et en tout cas différentes des miennes.


Disclaimer #2

Je suis encore en Work in progress en ce qui concerne l'équilibre à trouver entre vie d'auteur/vie de parent. Tout cela peut et VA forcément évoluer au fil du temps et de l'âge de mes enfants. Je vous partage donc où j'en suis en ce moment et comment j'avance, mais il s'agit d'un fonctionnement perfectible... Et temporaire.


1 : Prioriser. Relativiser. Se décomplexer

C'est vraiment la première chose à se mettre dans le crâne. Et certainement la plus difficile. Il n'y a pas pire ennemi que nous-même quand il s'agit d'écriture.


Premier tips : si vous avez prévu aujourd'hui d'écrire, de publier sur les RS, d'être un super-parent qui joue et câline ses enfants toute la journée, de vous mettre au régime, de faire du sport, de prévoir les repas pour la semaine et de vous mettre sur votre trente-et-un pour voir vos amis, vous ne réussirez pas à tout faire. Et vous allez vous sentir merdique, car l'écriture passera certainement en dernier et vous n'y consacrerez finalement pas de temps. Or, vous sentir nul.le est la pire façon d'avancer.


Ça va donc vous sembler curieux, mais je ne mets plus systématiquement l'écriture au programme de ma journée si celle-ci s'annonce déjà compliquée. Car je n'écrirai pas dans tous les cas et cela provoque seulement un sentiment d'échec totalement contre-productif. Je ne vais pas vous faire un topo sur les objectifs SMART, mais ce qu'il faut garder en mémoire c'est qu'il faut être réaliste.


Ma priorité numéro un, c'est mes enfants. Alors hors de question de rayer la partie jeux/câlins de ma to-do list. Il me faut donc faire de la place du côté des autres obligations. Et, surtout, à la fin de la journée, si je me sens nullissime car je n'ai pas avancé comme je le voulais, j'essaie plutôt de faire la liste de mes mini succès du jour (un shampooing aux kids qui ne s'est pas terminé dans le sang et les larmes, avoir réussi à leur faire avaler autre chose que des pâtes... Tout est bon à prendre).


2 : Le bon moment pour écrire

Ok, c'est bien gentil, mais parti comme ça, j'écris quand moi ? On y vient. Ce n'est pas parce que la priorité numéro 1 est nos enfants qu'on n'arrive pas juste après. Et dans ce temps qui nous est consacré, il va falloir réussir à caser un minimum de moments de détente (et une douche de temps en temps) pour ne pas virer complètement dingo.


Le problème principal avec les kids, c'est la difficulté à établir une routine d'écriture. Perso, le soir après le coucher, je ne suis plus en état, je suis beaucoup trop fatiguée. Le matin tôt, difficile d'opter pour une routine car à ce stade (avec un bébé), même si j'ai la chance qu'il fasse ses nuits sans difficulté, son heure de réveil est encore aléatoire, de même que ses siestes dans la journée. Et pour un peu que tout se goupille bien, c'est forcément le moment où le grand va soudainement avoir de la fièvre et anéantir mes beaux projets.


De mon côté, difficile d'avoir une routine millimétrée, donc. Il faut alors que je profite de chaque petit moment de libre et que j'en aménage d'autres. Le samedi et le dimanche matin, après avoir débarrassé le petit-déj et fait un brin de ménage, c'est donc le papa de mes enfants qui prend le relais pendant 1h. 1h, c'est rien, mais c'est aussi beaucoup quand on a des tout-petits.


Les jours où je ne travaille pas, j'optimise aussi chaque sieste. Si j'ai d'autres obligations, je m'arrange pour les boucler en moins de 30 minutes. Si elles requièrent plus de temps et sont indispensables, alors je retire l'écriture de mon programme pour ne pas culpabiliser de ne pas avoir écrit, mais cela ne doit pas se produire tous les jours. Écrire doit rester ma priorité, et l'on sait que la régularité est précieuse pour aller au bout d'un projet. Si vous parvenez à vous y astreindre tous les jours, ne serait-ce que dix minutes, alors cela vous viendra naturellement (et vous y prendre même beaucoup de plaisir).


Le reste, c'est bonus. Mais c'est le reste qui va me permettre d'avancer. Et pour cela, il faut faire des choix et ne pas se perdre dans mille autres tâches (ou la spirale infernale des RS). Pour ça, j'ai quelques astuces que je vous partagerai à la fin.


Pour ma part, je me suis notamment rendue à l'évidence sur une chose : communiquer sur les réseaux sociaux, c'est très important. Mais ce qui est bien plus important encore, c'est écrire. Et s'il est impossible de caser dans une journée les enfants, le boulot, l'écriture, les tâches ménagères, des séances de sport et une présence online efficace, je sais sur quoi faire l'impasse. Mon objectif n'est pas de devenir influenceuse écriture, alors cette partie-là est et restera en retrait.


3 : Ma boîte à outils

Pour être efficace lors de ces petits moments "bonus", il va falloir avoir des outils à portée de main. J'étais totalement réfractaire à l'idée au début, mais j'ai pris le pli désormais d'écrire parfois... sur mon téléphone. Alors entendons-nous bien, c'est loin d'être idéal et aussi confortable qu'un vrai clavier d'ordinateur, mais c'est toujours ça de pris. Il ne s'agit pas d'une rédaction "définitive", bien sûr il faudra que je reprenne le texte par la suite, mais au moins les idées sont posées et cela me fait gagner un peu de temps.


J'utilise les applications Writer Journal pour la rédaction pure et Fortelling pour l'organisation de mes textes. Je me sers des versions gratuites qui ont des fonctions basiques mais ma foi très pratiques et simples d'utilisation.

  • Writer Journal propose des fonctions classiques de traitement de texte et permet de créer des dossiers pour organiser ses fichiers en fonction des projets.

  • Fortelling propose d'importer vos chapitres, objectifs d'écriture (que je n'utilise pas de mon côté car les chiffres me stressent, mon objectif personnel à moi c'est de réussir à écrire au moins quelques lignes régulièrement), de créer ses fiches personnages, son worldbuilding...


Il en existe plein d'autres ! Celles-ci fonctionnent pour moi mais je vous invite à en tester plusieurs pour voir lesquels vous correspondent le mieux. D'autres auteurs de ma connaissance utilisent également des notes vocales. J'ai tenté mais même en x3, je ne supportais pas d'entre mes "euh... hum...".


Ainsi, vous pourrez écrire n'importe où, y compris en berçant un bébé ou en patientant avant la sortie des classes ou à la caisse de votre supermarché. Et si une idée vous vient de façon impromptue, vous pourrez directement en prendre note facilement.


Parmi mes outils, il y aussi ce que j'appellerai "constituer son cocon d'écriture".

Nous n'avons pas toujours la possibilité de choisir le lieu où l'on écrit, mais lorsque c'est possible, je vous encourage à réfléchir sérieusement à votre cocon d'écriture idéal. Une pièce ensoleillée chez vous, un plaid bien chaud, votre boisson préférée, une bougie allumée... Installez-vous à un endroit où vous vous sentez bien, quitte à en tester plusieurs. Ainsi, vous assimilerez peut-être inconsciemment votre séance d'écriture à un moment de détente.


Cette idée peut sembler farfelue, mais j'ai remarqué une vraie différence de productivité quand je suis dans un lieu où je me sens bien. À tel point que j'ai même déménagé mon bureau où je n'étais jamais parvenue à travailler à la maison, et que je prends désormais plaisir à m'y réfugier.


Enfin, de mon côté ce qui fonctionne bien c'est d'écrire en-dehors de chez moi. Déjà pour ne pas me laisser déconcentrer par les bruits de la maison si c'est mon conjoint qui a pris le relais, mais aussi pour prendre un vrai moment pour moi, dans un endroit où je me sens bien. Pour ma part, si je me dis que je vais dans un café ou à la bibliothèque pour écrire 1h, je vais avoir moins tendance à me disperser ou me laisser happer par Instagram parce que ça pose pour moi une sorte de cadre.


Et si besoin d'un petit coup de pouce pour ne pas trop procrastiner sur les réseaux sociaux, j'utilise Forest, une appli toute simple pour aider à la concentration. Vous plantez virtuellement un arbre avec un objectif de durée (par exemple 30 minutes) et celui-ci poussera tant que vous ne traînerez pas sur le web au lieu d'écrire !


Voilà, vous savez tout ! Comme je vous le disais, ce système est encore à perfectionner de mon côté, mais s'il peut vous permettre de piocher quelques idées, ce sera toujours cela de gagné !









 
 
 

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